Programme des projections des différents cinéclubs dans le 14e

Ciné-quartier Mouton-Duvernet

Le mardi 9 mai 2017

Le gouffre aux chimères

Film américain de Billy Wilder(1952,1h51) avec Kirk Douglas, Jan Sterling, Porter Hall

Charles Tatum, journaliste sans scrupules, va exploiter un scoop. Au Nouveau-Mexique, Léo Minosa, un Indien, est coincé au fond d’une galerie effondrée. S’arrangeant pour être le seul journaliste sur le coup, il va persuader le shérif de choisir la formule de sauvetage la plus lente. Tatum va devenir l’amant de la femme de la victime et poussera l’hypocrisie jusqu’à devenir l’ami de Léo.

Premier film produit par le réalisateur. En avance sur son temps, ce fut un échec commercial retentissant mais il est considéré aujourd’hui comme l’un de ses meilleures films.

Le 13 juin

Un jour à New York

Film américain de Stanley Donen et Gene Kelly (1950, 1h38) avec Gene Kelly et Frank Sinatra

Trois matelots, Gabey, Chip et Ozzie, ont une permission de 24 heures à New York, où leur navire est ancré. Ils se lancent à la découverte de la ville et de ses habitantes. Chip rencontre une jeune femme chauffeur de taxi répondant au doux prénom de Brunhilde. Ozzie, dont le faciès évoque celui d’un homme des cavernes, attire l’attention d’une étudiante en anthropologie, Claire. Gabey séduit Ivy, «Miss Tourniquet», dont le joli visage l’avait frappé sur des affiches placardées dans les couloirs du métro.

Le premier film de Donen et Kelly sur une musique de Leonard Bernstein. Cette comédie musicale filmée en partie dans les extérieurs réels des rues de New York est une véritable bouffée d’air frais entre les deux tours des législatives.

Les projections-débats ont lieu le 2e mardi du mois au Chaplin Denfert, 24 place Denfert-Rochereau à 20h30

Le 32!ciné

samedi 20 mai 2017

4ème nuit du cinéma

16h30

Chala, une enfance cubaine

Film cubain d’Ernesto Daranas, (2014,1h 48) avec Armando Valdes Freire, Alina Rodríguez

Carmela est enseignante depuis de nombreuses années. Dans sa classe, elle distingue Chala, un garçon de 12 ans à l’histoire difficile. Sa mère, qui s’occupe seule de lui, lui témoigne peu d’attention et d’affection. L’adolescent, pour gagner de l’argent, élève des chiens de combat. La vie de l’enfant querelleur change quand il se rapproche de Yeni, une de ses camarades de classe.

Un film chaleureux sur la société cubaine d’aujourd’hui.

En partenariat avec l’antenne Marcel Paul du Secours populaire

19h

Lola Montès

Film français de Max Ophüls (1955,1h56) avec Martine Carol, Peter Ustinov

Anoblie par le roi de Bavière, Lola Montès était l’une des courtisanes les plus en vue de son époque. Dans ce cirque de New Orleans, sa déchéance ne lui permet d’être qu’une artiste de second plan.

Film maudit, échec commercial, mutilé, il a fallu attendre 2008 pour découvrir en version intégrale ce chef d’oeuvre du cinéma.

22h

Un divan à New-York

Film franco-belge de Chantal Akerman (1996, 1h45) avec Juliette Binoche et William Hurt

Echange appartement new-yorkais, avec plantes et chien à soigner contre appartement parisien pour six semaines… » Voilà comment tout a commencé pour elle et lui. Elle, danseuse, bordélique, vivant à Belleville. Lui, psychanalyste, maniaque, résidant dans l’Upper Eastside, « le Golden Ghetto »…

Plus connue pour ses films expérimentaux, Akerman nous livre dans ce film une comédie beaucoup plus «grand public».

Les projections-débats ont lieu une fois par mois 32 rue Saint-Yves.

http://le32cine.strikingly.com/

Cinéattac

Le 15 mai 2017

La colère dans le vent,

Film nigéro-benino-français d’Amina Weira (2016, 54 minutes)

Dans ma ville d’origine Arlit, au Nord du Niger, Areva exploite l’uranium depuis 1976. Aujourd’hui, une bonne partie de cette région, balayée par les vents de sable, est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt. Une partie de l’année, de violents vents de sable enveloppent entièrement la ville. Ce vent de poussière propage des substances radioactives. Chacun cherche un abri. La ville devient calme, toutes les activités sont stoppées. Mon père, travailleur de la mine d’uranium en retraite, est au cœur de ce film. Il dépoussière ses souvenirs, les 35 années de son passage à la mine. Grâce à lui, je vais à la rencontre d’autres anciens travailleurs et des plus jeunes qui ont certainement leur mot à dire.

Le 12 juin

La terre parle arabe

Film greco-palestinien de Maryse Gargour (2007, 1h 01 )

A la fin du 19ème siècle, le Sionisme, mouvement politique minoritaire, apparaît sur la scène internationale. Théorisé par ses leaders historiques, il traduit le désir de créer un Etat juif quelque part dans le monde, et surtout en Terre de Palestine. Or, à cette époque et depuis des millénaires, « la terre parle arabe », la Palestine étant habitée par le peuple arabe de Palestine, les Palestiniens. Comment concilier alors pour les leaders sionistes leurs ambitions politiques et la réalité palestinienne de la fin du XIXème ? La solution est prévue bien avant la Déclaration de Balfour de 1917. Les leaders sionistes élaborent des plans, mettent en place, puis organisent le transfert de la population arabe palestinienne hors de sa terre. Tous les moyens seront utilisés, et surtout la force et la brutalité…

En partenariat avec l’Association France Palestine

Les projection-débat ont lieu les 2e lundi à 20h aux 7 Parnassiens, 98 bd Montparnasse

https://www.facebook.com/CINEATTAC/

Ciné Ligue des Droits de l’Homme (Paris 14/6)

Le jeudi 11 mai
Howard Zinn, une histoire populaire américaine. Du pain et des roses.

Film français d’Olivier Azam et Daniel Mermet (2015, 1h46)

Dans «Une histoire populaire des Etats-Unis», Howard Zinn parle de ceux qui ne parlent pas dans l’histoire officielle, les esclaves, les Indiens, les déserteurs, les ouvrières du textile, les syndicalistes et tous les sans-noms en lutte pour briser leurs chaînes. Pendant la seconde guerre mondiale, il s’engage dans US Air Force afin de lutter contre le fascisme. Alors qu’il bombarde la ville de Royan, il découvre que les armes qu’il largue sont au napalm. Ecoeuré, cet épisode marque le début de son engagement comme historien radical…

Réalisé à base d’images d’archives et d’entretiens ce film de facture très classique a vu le jour grâce au financement participatif. Un bon support de débat.
Projection-débat avec James Cohen, professeur de sciences politiques à l’Institut du monde anglophone (Paris 3).
Cinéma Chaplin/Denfert, 24 place Denfert-Rochereau, à 20h30.

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Satyajit Ray

quote-cinema-s-characteristic-forte-is-its-ability-to-capture-and-communicate-the-intimacies-satyajit-ray-94-45-62La cinémathèque programme en ce moment une rétrospective de Satyajit Ray. Ray avec Dreyer ou Ford fait partie de ces cinéastes dont la manière de raconter une histoire est important. Il a très peu écrit de scénarios originales mais beaucoup d’adaptation en particulier de Tagore. Il faut découvrir ou redécouvrir ce grand cinéaste. Charulata, la Déesse et d’autres chef d’œuvres du cinéma

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Nouvelles

Cela fait quelques temps que je n’ai plus écrit sur ce site mais je pense m’y remettre rapidement. J’ai revu dernièrement Monsieur Klein de Joseph Losey et sa vison m’a donné l’envie de réécrire. A très bientôt.

PS Vos réactions sont les bienvenues.

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les délices de Tokyo

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Après Still de water la cinéaste nippone nous livre un film magnifique toujours dans les mêmes thèmes. Le deuil, la transmission entre les générations, les exclus, la communion de l’homme avec la nature. De films en films elle va à l’essentiel en gommant tous ce qui est superflu. A travers une histoire simple elle nous raconte la dureté de la vie et nous fait pleurer.

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Sam Peckinpah

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En ce moment à la cinémathèque, il y a une rétrospective Sam Peckinpah. Cinéaste très controversé de son vivant, mort à 59 ans en 1984 imbibé d’alcool et d’héroïne. Son style se caractérise par une prédilection pour des scènes très violentes, parfois à la limite du supportable. Cette violence n’est jamais gratuite et il fait plutôt oeuvre de moraliste pour dénoncer la violence de notre monde. Monde qui pour lui en est à sa fin. Autre thème très présent dans ses films , la trahison. Pour lui il n’y a pas de vainqueurs et vaincus , tous les deux sont sur le même plan.Dans les films que j’ai vu pour l’instant, Croix de fer, la guerre vu du côté allemand sur le front russe, magnifique pamphlet nihiliste, il y a une scène qui pour moi résume le film. L’un des protagoniste dit à son camarade: qu’est-ce que l’on fera quand on aura perdu la guerre ? Il lui répond : on préparera une autre guerre. Osterman weekend, le dernier film réalisé en 1983 par Peckinpah traite de la fin du cinéma remplacé par la télévision et le jeux  video, est beaucoup plus confus. Malgré quelques scènes de course poursuite remarquablement filmé mais sans grande originalité on sent que le réalisateur est au bout du rouleau. Son oeuvre assez courte mérite d’être redécouverte. Peckinpah n’a réalisé qu’une quinzaine de films souvent mutilés par les producteurs et des séries pour la télévision.

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